Travaux-déco #6 : la cuisine - Acte 3 : Les meubles de cuisine
La restauration des meubles de cuisine, c'est vraiment la grosse étape de ces travaux. Et sûrement le plus spectaculaire et significative avec le changement de la faïence.
Pour mémoire, voici la cuisine avant :
Décaper, outre l'aspect fastidieux, c'est simple sur le papier... Mais quand je vous parlait précédemment d'un joli aspect général de la cuisine mais qu'il ne fallait pas regarder de près, voici l'illustration de mes propos :
Alors il y avait du boulot en perpective. Et j'ai été très vite confronter à une difficulté : la structure des meubles.
En effet, les portes sont articulées avec des charnière à lacet. Les portes sont faciles à démonter car avec ce système, elle sont juste posées dans les charnière. Idem avec les façades de tiroirs qui sont justes vissées.
En revanche, fidèle à leurs habitudes de peinture, la structure et les charnière ont été complètement tartinées de peinture.
J'ai un instant essayé de tout décaper sans rien démonter mais ça s'est révélé vraiment impossible. Alors, j'ai pris mon courage à 2 mains, respiré un bon coup et, armé de mon tourne vis, de mes clés et de mon marteau, j'ai démonté les façades des caissons de meubles.
Ainsi, j'ai pû accéder aux fixations et désolidariser les charnières des façades des meubles.
Après cette étape, le décapage à réellement pu commencer. J'ai dans un premier temps essayé à la ponceuse. Mais voilà, il y avait une telle couche de peinture que la tâche m'a paru insurmontable. Alors j'ai essayé une autre technique : le thermodécapage. Cette technique a été révolutionnaire. Même si on consomme de l'électricité, c'est en plus assez économique. Pas besoin d'acheter des dizaines de disques à poncer. Et quand on a 12 portes, dont 2 grandes et 6 tiroirs, il aurait fallu un sacré paquet de disque. En plus, cette technique est géniale pour décaper les moulures. Alors oui, c'est plus fastidieux que sur des plats mais grâce au thermodécapage, j'ai pu retrouver les meubles à blanc et dans tout les recoins.
Les précédents propriétaires n'avaient pas pris la peine de décaper les meubles avant de les repeindre. Ils avaient juste appliqué une couche d'accroche puis la peinture grise. Grâce au décapeur thermique, j'ai pu décoller "sans effort" toutes les couches à l'aide de la chaleur et de couteaux à mastic un peu affutés.
Bon, il faut vraiment du temps, beaucoup de temps. Mais le résultat en vaut la peine. Et l'autre avantage c'est qu'il y a peu de poussière puisque la peinture se retire " en bande". En revanche, je ne garanti pas le sans odeur ni sans dégagement toxique. J'ai mis un masque pour éviter de respirer les éventuelles émanations. Il m'empêche que le nettoyage du chantier est grandement facilité avec cette technique !!
Le décapage au décateur thermique "ébouriffe" un peu le bois.

Mais avec un petit coup de papier ponce passé à la main, c'est ensuite parfait pour accueillir un nouvau traitement. (Résulat final en haut).
Et cette technique fonctionne encore mieux sur le mélaminé. J'ai donc pu faire les extérieurs des caissons en relativement peu de temps.
Pour ce qui est de l'intérieur des caissons, vous pouvez encore une fois admirer la qualité du précédent travail !!
Le décapage a été malgré tout facilité par le démontage des façades.
Cela dit, pour poncer sans mettre de la poussière partout, je me suis construit des cabanes !! J'vous jure, je n'y voyais plus rien là-dessous mais au moins, j'ai grandement limité le ménage.
Je pense qu'il n'y a eu que de la peinture d'accroche appliquée à l'intérieur des caissons. Si la peinture des portes et façades semblait comme élastique, celle-ci paraissait plutôt poudreuse. J'ai donc poncé grossièrement jusqu'à obtenir un aspect lisse et doux sans cherché à décaper à blanc, même si dans certains cas, tout est parti.
Petit Avant/Pendant :
Concernant le meuble haut, après pas mal d'hésitation, j'ai décidé de retirer la corniche. Nous avons ensuite acheté un nouveau rail de fixation (comme celui utilisé dans la salle de jeu) pour fixer le meuble quelques cms plus haut. 7 exactement !! Ce qui a beaucoup fait raler mon chéri. Mais outre l'aspect esthétique, le meuble était un peu bas et le dessous se salissait beaucoup à coup de projection quand je cuisinais. Il suffit parfois de peu pour changer le confort. En vrai il est 2 cm trop haut, les 2 que j'ai accordé à mon chéri qui m'a dit "si c'est pour le relever de 5 cm, ça vaut pas le coup". Mais j'avais raison, ces 2 petits cms font qu'on a maintenant un peu la lumière dans les yeux... Tant pis, c'est tout de même mieux ainsi.
Après tout ce décapage, il fallu choisir et appliquer le nouveau revêtement.
Après ma bonne expérience pour le bureau de Louison, je me suis tournée vers les mêmes peintures.
Pour l'intérieur, j'ai acheté le même blanc que pour le Bureau de Louison.
Pour la couleur extérieure des meubles, j'ai énormément hésité. Je voulais du foncé, ce qui faisait peur à mon chéri, mais j'ai fini par le convaincre... Ce que femme veut !!!! Je vous juge que j'ai passé un temps fou dans le rayon et que je me suis torturée l'esprit juste pour un couleur. Toujours cette peur de me tromper, de ne finalement pas aimer...
Mais j'ai fini par m'arrêter sur une idée : Je voulais un gris sombre avec une pointe de bleu dedans. Mais voilà, les couleurs proposées, bien que plutôt jolie, reste basique. J'avais donc repéré un beau gris et un beau bleu dans la gamme Rénov'cuisine de chez Syntilor (le Gris Pavot et le Bleu Thaï). J'ai donc eu envie de mélanger les 2 couleurs pour obtenir une gris légèrement bleu.
C'est là que mon chéri et son talent pour les mathématiques entre en scène !! Je vous juge qu'on en a beaucoup ri !! Nous avons beaucoup hésité sur les proportions de bleu à donner au gris. Surtout dans l'idée de retrouver la même teinte si nous devions en refabriquer. J'ai hésité à faire 75% de gris pour 25 de bleu mais il n'y avait pas de pot disponible en 0,5 litre. Alors, après calcul (car il n'était pas question d'y laissé un rein comme dit l'expression), nous avons décidé de faire 66% de gris pour 33% de bleu, soit 1 pot de 2 litres de gris pour 1/2 pot de bleu. Comme ça en cas de manque de peinture, nous n'aurions eu qu'un pot de gris à racheter... Vous me suivez ??!! Mais voilà, après avoir minutieusement tout pesé, mon chéri s'est trompé pour diviser le poids de bleu par 2 !!! Heureusement, j'ai eu assez de peinture au final et nous n'avons pas eu besoin de refaire de mélange. Sachant que j'ai appliqué 3 couches de peinture, j'ai donc à peu près eu besoin de 2,6 litre de peinture bleue-grise et 2 litres de blancs.
Nous aurons donc finalement une cuisine plus bleue que grise. Mais nous aimons beaucoup. En plus d'être à notre goût, elle sera unique. Enfin c'est sans compter sur une nouvelle mode qui arrive. J'ai vu sortir des collections de cuisine dans un bleu approchant depuis que nous avons la notre. Alors tant pis, elle ne sera finalement peut-être pas unique mais bien moins chère qu'une cuisine neuve et toujours à notre goût !!
Enfin, il était temps de s'occuper des charnières.
Les voilà d'origine :
Je vous montre de près pour que vous vous rendiez compte de la couche vraiment pas uniforme appliquée sur celles-ci :
Je les ai décapé au thermodécapeur ou simplement en grattant au couteau et j'ai dû fignoller à la brosse métallique.
Tout s'est bien déroullé pour les charnières du grand placard. Voilà un avant/pendant/après. Je ne vous dis même pas combien j'ai passé d'heure, vous auriez peur !! Mais c'est quelques choses comme 2 ou 3 loooongues soirées devant la télé pour 10 charnières soit 20 éléments.
Par contre, le décapage s'est moins bien passé sur les charnières à lacets des meubles. Le revêtement "vieux laiton" s'est retiré. Il a donc fallu trouver quoi faire. Les peindre en bleu-gris ? Bof... L'idée du vieux laiton me plaisait bien. D'autant que j'ai trouvé des poignées coquilles justement effet vieux laiton à prix abordable chez Castorama. Alors les changer ? J'y ai pensé et je me suis vite ravisée !! Déjà parce qu'il est difficile d'en trouver aux bonnes dimensions mais surtout à cause du prix. On a tout de même du en racheter une car elle était fragile et s'est cassée à la repose.
Je suis donc allée chez mon pote Leroy Merlin pour traîner dans les allées et demander conseil. Bon, j'avais déjà ma petite idée mais le vendeur m'a dit "vous n'y arriverez jamais". Je dois dire qu'il m'a mise au défi !! Je n'en ai donc fait qu'à ma tête !! (comme d'hab quoi !!!) J'ai acheté plus ou moins comme prévu 2 bombes de peintures : une or ancien et une noire. J'ai alternativement passé un peu d'or et un peu de noir pour obtenir le résultat souhaité. Ce n'est pas forcément évident mais ça se fait !!!
Et surtout ça le fait !!
Quitte à être dans les travaux, comme il me restait du blanc des mes travaux précédents (des portes de mon pallier) j'ai aussi passé un bon coup de blanc sur le jaune d'une autre époque à l'intérieur du placard.
Et aussi sur les compartiments Ikea que j'avais fixé pour plus de rangement : (oui, j'ai du bazar dans mon placard, mais c'est ça aussi la vraie vie !!)
Il ne restait plus qu'à tout assembler pour voir le résultat.
Pour vous donner une idée, j'ai mis 2 mois pour tout décaper et peindre. Quand je dis 2 mois, ce n'est pas tout à fait vrai. Car, avec un travail à temps plein de nuit, je peux surtout avancé sur mes jours de repos et principalement en semaine quand Louison est à l'école. Le plus long a vraiment été l'étape décapage.
Il restait encore à changer le plan de travail !! Et comme dit l'expression : la suite au prochain épisode.






























